Du baroque à la musique venezuelienne
En 1668, à Vienne, Pietro Antonio Cesti crée Il pomo d’oro, un opéra pensé comme un spectacle d’une ampleur exceptionnelle, donné en deux soirées pour sa durée hors norme. Monument du baroque impérial, la musique des actes III et V a disparu.
Le projet proposé ne cherche pas à reconstituer ces pages manquantes, mais il propose une recréation inspirée de l’original, qui assume la fracture de l’histoire pour en faire un moteur de création. Le musicien vénézuélien Pablo Agudo López imagine ainsi un dialogue entre la langue musicale de Cesti et la nôtre. Son univers sonore revendique l’idée d’un « baroque vivant », traversé par le métissage, le rythme et l’invention, à l’image des compositeurs du XVIIᵉ siècle, qui intégraient sans hiérarchie madrigaux, musique sacrée, danse, improvisation et théâtre.
L’orchestre repose sur un noyau instrumental typique du XVIIᵉ siècle, enrichi d’instruments modernes et traditionnels comme le piano, le cuatro vénézuélien, les percussions afro-américaines et un synthétiseur. Les dix solistes endossent plusieurs rôles, renforçant la dimension théâtrale et fluide de l’ensemble.
Générique secondaire
- Ensemble Les Impertinences
- Pablo Agudo LópezViolon, épinette, orgue, guitare et direction
- Emma VignierBasse de violon
- Ulises PinedaViole de gambe
- Luis Eduardo LópezThéorbe, guitare baroque
- Gabriel CannevaAlto
- Sergio ValdeosGuitare à 7 cordes, cuatro vénézuélien
- Sebastián VolcoPiano, minimoog
- Roberto Castillo LagrangePercussions
