Imaginée autour du percussionniste et directeur artistique Keyvan Chemirani, cette Nuit Bleue Orientale rassemble une constellation d’artistes parmi les plus singuliers de la scène actuelle, dans un dialogue libre entre transmission, improvisation et virtuosité. Au fil des heures se succéderont les pulsations envoûtantes des percussions persanes et indiennes, les inflexions profondes de la voix, les timbres du qanoun, de la lyra, du saranguî, du violoncelle ou encore de la flûte, dans une suite de tableaux musicaux à la fois intimes, festifs et contemplatifs.
Autour de Keyvan et Bijan Chemirani, cette nuit fera entendre des personnalités majeures telles que Vincent Segal, Christine Zayed, Dorsaf Hamdani, Dilshad Khan, Sokratis Sinopoulos, Prabhu Edouard et plusieurs autres invités, pour une grande célébration du rythme, de la voix et de la mémoire des traditions.
Pensée comme un parcours, cette nuit alternera grands concerts et moments plus libres, permettant au public de circuler, d’écouter, de s’attarder, de revenir. En clôture, la projection du film Hâl, en hommage à Djamshid Chemirani, viendra prolonger cette immersion par un regard plus intime sur la transmission musicale et familiale.
Pour accompagner cette expérience, le Blue Note Café proposera une sélection de thés et de douceurs inspirés de différentes cultures orientales pendant la nuit.
Plus qu’une suite de concerts, La Nuit Bleue Orientale est une expérience à vivre : une veillée musicale rare, généreuse et profondément habitée, à partager jusqu’au bout de la nuit.
Du samedi 4 juillet à 19h00 au dimanche 5 juillet 2026 à 4h00
Pour The Rhytm Alchemy, Keyvan Chemirani réunit une distribution hors du commun, généreuse et ouverte aux cultures du monde comme aux sonorités d’aujourd’hui, à la croisée de l’Orient et de l’Occident. Parce que, pour lui, la musique est avant tout une histoire de famille, il convie son frère Bijan Chemirani ainsi que de grands amis et artistes compagnons de route. Les rythmes persans du zarb, du daf et de l’udu se mêlent aux tablas de Prabhu Edouard, à la batterie de Pierre Alain Tocanier, au violoncelle de Vincent Ségal, à la lyre crétoise de Sokratis Sinopoulos et à la clarinette de Julien Stella. Ensemble, ils explorent l’immense richesse des timbres, des couleurs et des pulsations, des percussions à la voix, du sous-continent indien à la batterie occidentale. Ils célèbrent cette « alchimie du rythme » avec, pour seuls mots d’ordre, le plaisir, le groove et la jubilation. Des poèmes mystiques persans des XIIe et XIIIe siècles, scandés par Aida Nosrat, à l’incroyable beatbox de Julien Stella, s’invente ici une langue singulière, à la fois inconnue et familière.
Artistes
Aïda Nosrat, texte
Keyvan Chemirani, zarb, percussions, santour, direction artistique
Bijan Chemirani, zarb, daf, saz
Prabhu Edouard, tablas, kanjira
Pierre-Alain Tocanier, percussions
Vincent Segal, violoncelle
Sokratis Sinopoulos, lyra
Julien Stella, clarinette basse, beatbox
Le projet musical de Christine Zayed est une exploration profondément personnelle, enracinée en Palestine, transformée en un langage universel de connexion. À travers l’expression d’émotions profondes et d’expériences humaines partagées, il cherche à établir des liens tout en honorant l’essence authentique des traditions musicales héritées. Le projet est principalement influencé par la musique arabe classique, en particulier le maqam (l’art de l’improvisation modale arabe), et la poésie palestinienne contemporaine. Il puise également son inspiration dans une large gamme de répertoires musicaux, fusionnant des chansons levantines traditionnelles avec des influences de cultures proches et lointaines.
Au cœur du projet se trouve une exploration approfondie du Qanoun, un instrument polyvalent, à la fois mélodique, harmonique et percussif. Le son riche et dynamique offre un contraste saisissant avec les techniques vocales de la musique arabe, en faisant le compagnon idéal pour la profondeur expressive du projet. Ce projet est également enrichi par la contribution de Sylvain Barou, flûtiste captivant, dont le son unique mêle les traditions bretonnes et irlandaises aux influences de la musique hindoustani, turque, arménienne et iranienne. Sa maîtrise d’instruments comme le bansuri, le duduk et le zurna, ainsi que de la flûte traversière en bois, apporte une riche diversité au projet.
Artistes
Christine Zayed, chant, qanoun
Sylvain Barou, flûte
Keyvan Chemirani, percussions
Le khayal est le genre contemporain de la musique classique de l’Inde du nord. C'est un mot d’origine arabe qui signifie rêve ou imagination. Ce style de musique savante est le fruit d’une rencontre spirituelle et musicale survenue dans le sub-continent indien vers le XVIème siècle. Un mariage du soufisme et de l’hindouisme portés par la musique persane et le dhrupad, la musique ancienne et liturgique de l’Inde du nord.
À cette musique envoutante est associée la danse kathak, un des sept styles de danse classique de l’Inde. La caractéristique de celle-ci réside, comme son nom l’indique, dans la narration : en fact, katha en sanskrit signifie histoire, le style kathak dont on dit qu’il est la source historique du
Flamenco, fait de son interprète un danseur-conteur virtuose au service de la mythologie du panthéon Hindou. Mais une même histoire, un même chant ou danse ne se répètent jamais à l’identique, car l’impovisation est une caractéristique majeure du khayal et l’imagination son ferment poétique. Et pour le rêve, au pays des mille dieux, on dit que notre monde n’est que la manifestation d’un songe du grand créateur Brahmâ! Un moment mystique et onirique où se mêleront les volutes grisantes des mélodies des Ragas à un corps virevoltant au pas du Kathak et aux spirales virtuoses des cycles rythmiques du tabla!
Artistes
Prabhu Edouard, tablas
Sharmila Sharma, danse kathak
Indrani Mukherjee, chant khayal
Dilshad Khan, sarang
Ce concert propose une plongée sensible au cœur de la musique iranienne, où la voix et le setâr tracent ensemble un chemin imprévisible. Ici, rien n’est figé : la forme naît dans l’instant, nourrie par l’écoute, le souffle et l’échange subtil entre le timbre vocal et la résonance de l’instrument. Les nuances, les tensions et la profondeur expressive de la tradition musicale persane s’y dévoilent peu à peu, jusqu’à faire de chaque interprétation une création singulière, née dans l’instant.
Artistes
Hamed Zoheiri, chant et lectures
23h00 - 00h00 | CONCERT 5 : Tarabi
Le Tarab, est l'art musical arabe où la voix et la mélodie transportent l'auditoire dans un état d'extase et d'émotion profonde. À travers ce spectacle, trois grandes écoles du chant arabe sont mises à l'honneur celles d'Oum Kalthoum, Asmahan et Fayrouz. Ce projet ambitieux prend une dimension particulière avec l'interprétation de la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani, dont la voix allie puissance, finesse et émotion, faisant d'elle une interprète idéale pour revisiter ces répertoires légendaires. Dans ce voyage, Dorsaf Hamdani explore ces trois univers distincts, mettant en valeur les nuances du Tarab. Oum Kalthoum, ambassadrice par excellence du Tarab, l'Astre de L'Orient, fut une chanteuse egyptienne qui a incarné la puissance vocale et l'interprétation émotionnelle poussée à l'extrême. Ses chansons comme Al-Atlal, Enta Omri, ou Roubaiyat Al-Khayyam sont des chefs-d'oeuvre qui mêlent improvisation, longues phrases mélodiques et lyrisme intense. Une interprétation habitée par la maîtrise du maqam et l'improvisation qui font la richesse du Tarab.
Avec son timbre cristallin et sa technique proche du chant lyrique européen, Asmahan représente une fusion entre l'orient et l'occident. Ses chansons comme Ahwa ou Layali El Ouns fi Vienna illustre un Tarab plus raffiné, où la voix danse sur des mélodies délicates et poétiques.
Avec Fayrouz, le Tarab prend une forme plus spirituelle et intime, où la mélodie se fond dans une douceur nostalgique, une approche plus méditative de la poésie arabe. Les chansons comme Baadak ala Bali ou Kifak Inta montrent une approche plus épurée, mais toujours envoûtante. Tarabi sera donc un hommage à ces grandes voix du monde arabe, revisité par un ensemble minimaliste, avec une mise en avant de l'oud, du buzuq et des instruments de percussion, et une artiste d'exception, pour une soirée où la musique et l'émotion atteindraient leur apogée.
Artistes
Dorsaf Hamdani, chanteuse
Pierre Clavé, guitare, oud, buzuq et percussions arabo-ottomanes
Bijan Chemirani, percussions
[Texte à venir]
Artistes
Efren Lopez, multi-instrumentiste
Sylvain Barou, flute
Socratis Sinopoulos, lyre grecque
[Texte à venir]
Artiste
Socratis Sinopoulos, lyre grecque
[Texte à venir]
Artistes
Aïda Nosrat, texte et chant
Milâd Mohammadi, tar
Bijan Chemirani, percussions
Keyvan Chemirani, percussions
Djamshid Chemirani et ses deux fils ont constitué un trio de zarb, un instrument de percussion iranienne, qui se produit partout dans le monde. Pour la première fois, le père va emmener ses deux fils en Iran. Ce film met en scène le regard des fils sur l’Iran mais également les rapports père-fils et maître-élève qui sont l’essence même de la musique persane et auxquels ils vont être confrontés au cours de ce voyage.
Documentaire
Réalisé par Yves de Peretti • Écrit par Yves de Peretti
Pays-Bas, France • 2003 • 54 minutes
Générique principal
Keyvan ChemiraniPercussions

